Suite à l’opération américaine au Vénézuéla qui a conduit à la capture du dirigeant Nicolas Maduro, et les propos répétés par l’administration Trump sur l’avenir du Groenland, le RDSE demande un débat au Sénat sur les réponses que pourrait apporter l’Union européenne face au retour des impérialismes.
Les sénateurs du RDSE rappellent qu’on ne défend pas le droit international en le violant. L’opération militaire américaine à Caracas constitue un acte contraire à la Charte des Nations unies et un précédent dangereux pour l’ensemble de l’ordre international. Cette opération menée sans mandat du Conseil de sécurité ni situation de légitime défense, constitue une violation de la Charte. Ni la lutte contre le narcotrafic, ni la volonté affichée de “protéger la démocratie” ne peuvent, en droit, fonder une action militaire unilatérale contre un État membre des Nations unies.
Même face à un dirigeant soupçonné de crimes graves et de corruption, le droit international interdit l’enlèvement extraterritorial par la force armée car laisser faire cette méthode, ce serait accepter que n’importe quelle puissance s’arroge le droit de renverser un gouvernement qui lui déplaît.
Le RDSE reconnait la situation dramatique que vivent des millions de Vénézuéliens.
Le Vénézuéla connaît depuis des années une détérioration de la démocratie et de graves violations des droits humains, à l’origine d’une crise humanitaire sans précédent. Depuis 2015, près de 8 millions de Vénézuéliens ont été déplacés, principalement vers les pays voisins. Le Procureur de la Cour pénale internationale a ouvert en 2021 une enquête pour crimes contre l’humanité commis par les autorités vénézuéliennes, incluant torture, violences sexuelles et répression systématique des opposants.
Face à cela, la France et l’Union européenne doivent se mobiliser
Le RDSE rappelle que l’Union européenne a adopté des sanctions ciblées contre des responsables vénézuéliens pour atteintes à la démocratie et violations graves des droits humains. Elle doit poursuivre ces sanctions. L’UE doit également maintenir une ligne claire : encourager une transition pacifique et le rétablissement de la démocratie en respectant la volonté du peuple vénézuélien et dans le strict respect du droit international. Les sénateurs appellent la France et l’UE à soutenir résolument la justice internationale, plutôt que la logique du fait accompli militaire. Ce qui se joue dans cette crise, c’est la crédibilité de nos engagements en faveur de l’état de droit.
L’Union européenne doit rester ferme sur le respect de la souveraineté du Groenland
Si la sécurité dans l’Arctique doit être un défi collectif pour le monde libre, cet objectif ne peut conduire à la violation de la souveraineté d’un territoire. Le RDSE souhaite que l’inviolabilité des frontières du Groenland soit ouvertement rappelée au dirigeant américain et que l’Union européenne prenne des engagements concrets pour garantir ce principe posé par la Charte des Nations Unies.




