Le groupe RDSE salue l’initiative d’Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire, qui a consulté aujourd’hui les groupes parlementaires dans la perspective d’une loi d’urgence pour l’agriculture.
Représenté par Nathalie Delattre, sénatrice de la Gironde, et Henri Cabanel, sénateur de l’Hérault, le RDSE prend acte de la volonté du Gouvernement de répondre à la crise profonde que traverse le monde agricole, dans un contexte marqué par la dégradation de la balance commerciale agricole, les effets du changement climatique et une succession d’urgences sanitaires.
Pour les sénatrices et sénateurs RDSE, l’urgence ne peut se limiter à des mesures de court terme : elle doit ouvrir la voie à une stratégie de long terme pour la souveraineté alimentaire, la transition agroécologique et la juste rémunération des agricultrices et agriculteurs. « Le paysan en colère ne demande ni rustines ni effets d’annonce, il demande un cap lisible, des règles stables et des moyens pour investir et vivre dignement de son travail », rappellent les membres du groupe RDSE.
Le projet de loi annoncé s’articule autour de trois priorités, eau, prédation lupine et moyens de production, et intervient après plusieurs déclarations récentes du Gouvernement : interdiction d’importation de produits contenant des substances déjà prohibées en France, encadrement des achats hors UE dans les cantines publiques, simplification de procédures pour les petites exploitations bovines. Le RDSE sera attentif à la cohérence de ce texte avec ces engagements, ainsi qu’avec les mesures prévues en loi de finances pour 2026 en faveur de la viticulture, des fruits et légumes, des protéines végétales ou de la gestion de l’eau.
Le groupe RDSE souligne enfin que l’enchaînement des textes d’urgence ne peut se substituer à une politique agricole de planification. Seule une stratégie de long terme pensée sur la base des atouts et faiblesses de l’agriculture française garantira l’avenir des exploitations, le revenu des agriculteurs, la souveraineté alimentaire et du redressement de la balance commerciale agricole.
Le RDSE prendra toute sa part à ce défi et demande également à tous les syndicats de se mobiliser conjointement sur ces objectifs, dans un esprit de responsabilité et de compromis au bénéfice de l’intérêt général.





