Paris, le 1er avril 2026
S’appuyant sur les remontées de terrain mais aussi sur le rapport initié par le RDSE et sa présidente, Maryse Carrère, « Pour une intercommunalité de la confiance, au service des territoires », André Guiol a rappelé que « la construction intercommunale aura échappé aux Maires Ruraux ! ».
Le sénateur a ainsi souligné que des maires pouvaient ne pas siéger dans le Bureau de leur EPCI, pourtant organe exécutif des structures intercommunales, et que la « Conférences des Maires » créée pour pallier cette réalité, n’avait pas suffisamment de pouvoir.
Face à des Assemblées intercommunales qui ont une représentation « écrasante » des communes les plus peuplées au détriment des communes rurales, l’Association des Maires Ruraux de France demande une évolution pour nos territoires. Sans cela, on laisse persister un système « ruralicide», alors même que l’espace faiblement peuplé et les « services rendus » par la nature qui lui sont associés sont une richesse.
Le RDSE partage la préoccupation de l’association car beaucoup de politiques publiques doivent être menées ou réactivées dans les espaces ruraux. En particulier, le groupe rappelle quelques-uns des enjeux que ses membres ont soulevés à travers des rapports sénatoriaux ou propositions de loi :
- Rapport sur les femmes et la ruralité pour en finir avec les zones blanches de l’égalité ;
- Proposition de loi visant à lutter contre la désertification bancaire dans les territoires ruraux ;
- Proposition de loi pour préserver l’accès aux pharmacies dans les zones rurales ;
- Mission sur l’hyper-ruralité pour restaurer l’égalité républicaine…
Veiller à la place des communes rurales dans nos institutions, c’est garantir la cohésion de notre territoire et son équilibre.





