Près 350 000 personnes restent aujourd’hui sans logement et 2,9 millions vivent dans des conditions résidentielles très difficiles. Le manque de logements, l’insuffisante qualité du parc au regard des nouvelles conditions climatiques et enfin la part croissante des loyers dans les charges du foyer constituent les ressorts d’une crise profonde qui s’éternise.
Soucieux d’apporter des réponses à nos concitoyens face à l’échec du choc de l’offre pourtant promis en 2017, le RDSE a participé activement aux débats sur le projet de loi visant à la relance et la décentralisation du logement. La majorité des sénateurs du groupe est globalement restée sceptique quant à l’effet réel des mesures proposées.
Philippe Grosvalet a exprimé des réserves sur « un texte composite aux mesures dont l’opportunité politique apparaît inégale ».
Soulignant l’intérêt d’un troisième PNRU, le sénateur a cependant regretté la faiblesse de son financement. Dans un contexte de forte canicule, il a également pointé l’affaiblissement des normes environnementales jusque-là appliquées au logement.
Philippe Grosvalet a salué l’ajustement du dispositif « Relance logement » qui pourrait constituer un levier efficace de soutien à l’offre locative, sous réserve qu’il soit articulé avec la pérennisation de l’expérimentation de l’encadrement des loyers, grande absente de ce texte.
Enfin, parce que la pénurie de logements peut impacter la revitalisation des territoires, et notamment freiner les ambitions industrielles de la France, le RDSE souhaite que ce texte s’inscrive dans un plan beaucoup plus ambitieux. La crise du logement mérite plus. Il faut rapidement une vision de long terme intégrant les enjeux de territoire et les défis économiques, environnementaux et de démographie.





