Le RDSE rappelle que la défense de la souveraineté agricole est un objectif fondamental au regard des enjeux climatiques, géopolitiques, économiques et d’aménagement du territoire. La canicule vient de nous rappeler combien demain -sans adaptation- notre modèle sera fragile et menacé.
Depuis longtemps, le RDSE a porté différentes problématiques agricoles à travers ses premières initiatives sur l’assurance récolte, une mission d’information sur les suicides en agriculture ou encore des résolutions sur les accords de libre-échange posant le principe de réciprocité dans les modes de production.
C’est aussi avec constance que le groupe est attentif aux différents projets ou propositions de loi même si leur répétition ces dernières années -avec 5 textes en 19 mois- n’est pas forcément un bon signal. Cette tendance témoigne d’un manque de vision pour l’agriculture française. Le sénateur de l’Hérault Henri Cabanel l’a rappelé dans les débats « C’est une loi d’urgence, mais nous ne prenons pas suffisamment de hauteur sur les enjeux de notre agriculture et de son adaptation au changement climatique. »
Tout au long de la semaine, par une centaine d’amendements, le RDSE a défendu parfois avec succès des mesures en faveur des revenus agricoles, du maintien du foncier, de l’accès à l’eau, d’une approche raisonnée pour lutter contre la prédation et de la lutte contre les normes excessives.
Sur la question de l’acétamipride, les membres du RDSE ont défendu des visions différentes avec respect et nuance, tous reconnaissant cependant que les postures politiques ne devaient pas fragiliser les avis scientifiques et qu’il fallait encourager la recherche de solutions alternatives à certains produits.
Il faut en effet trouver des compromis acceptables par nos concitoyens et tenir à l’écart ceux qui souhaitent enfermer les parlementaires dans des débats manichéens.
Parce que fondamentalement, les exploitations ne tiendront que si tous les agriculteurs, dans leur diversité, sont rémunérés véritablement à la hauteur de leur travail, il y a urgence à mieux prendre en compte leur place dans la chaîne de valeur. Henri Cabanel souhaite ainsi que la commission mixte paritaire trouve un outil plus efficace s’agissant de l’article 21 sur les tunnels de prix, en laissant aux interprofessions la volonté de trouver une solution. Ce pourrait être un levier de sécurisation du revenu agricole, sous réserve qu’il soit adapté aux différentes filières. Il sera également nécessaire de trouver un dispositif plus équilibré sur le volet « eau », notamment concernant les zones humides et la gouvernance.





