Le Sénat a approuvé par 297 voix le projet de loi de programmation militaire. Le RDSE se félicite de cette adoption mais compte sur la navette parlementaire pour rétablir la trajectoire initiale qui réhausse de 36 milliards d’euros l’effort de défense.
Durant les débats des 2 et 3 juin dernier, le groupe RDSE s’était opposé à la surenchère de 14 milliards supplémentaires votée en commission des affaires étrangères du Sénat, une initiative finalement rejetée en séance car budgétairement insoutenable.
Le sénateur du Var André Guiol (RDSE) avait souligné que l’inconséquence budgétaire ne faisait pas une doctrine de défense.
Lors des explications de vote aujourd’hui, la sénatrice Mireille Jouve a également souhaité une visibilité financière claire pour les armées et les industriels de l’effort financier réellement consenti. La sénatrice RDSE des Bouches-du-Rhône a insisté : « Sans recettes, sans arbitrages, on ne sert pas les armées ».
La trajectoire de réactualisation proposée par le gouvernement permettra de répondre à plusieurs enjeux auxquels est attaché le RDSE, notamment l’acquisition de drones, la reconstitution des stocks d’équipements, la lutte contre les ingérences informationnelles, et l’entraînement de nos armées.
Souhaitant que la France se donne les moyens de sa propre sécurité et de son autonomie stratégique, Mireille Jouve a cependant rappelé la nécessité d’une coopération toujours approfondie avec nos alliés, en particulier européens.




