Paris, le 25 Mars 2026
Hausse des prix de l’énergie : le groupe RDSE au Sénat alerte le Gouvernement sur le “choc pétrolier” et demande des mesures ciblées pour les ménages et les entreprises.
Lors de la séance de questions d’actualité au Gouvernement au Sénat, le groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen (RDSE) a interrogé le Premier ministre sur les conséquences économiques et sociales de la flambée des prix du pétrole et du gaz consécutive aux frappes américano-israéliennes en Iran, au Liban et au blocage du détroit d’Ormuz.
Depuis près d’un mois, ce conflit et ses répercussions sur les infrastructures énergétiques de plusieurs pays producteurs ont entraîné une hausse spectaculaire des cours : +60% pour le pétrole et +70% pour le gaz. Pour les Français, cela se traduit immédiatement par des prix à la pompe en forte augmentation, faisant peser une nouvelle menace sur leur pouvoir d’achat, déjà mis à rude épreuve.
La sénatrice Maryse Carrère, Présidente du groupe RDSE, alerte sur l’impact direct de cette crise sur l’ensemble du tissu économique : artisans, agriculteurs, pêcheurs, industriels, transporteurs, mais aussi professions de santé comme les infirmières et infirmiers libéraux en milieu rural, dont l’activité repose sur la mobilité et qui subissent de plein fouet la hausse des carburants. Les sénatrices et sénateurs RDSE dénoncent une nouvelle illustration des limites d’une mondialisation présentée comme « heureuse », qui laisse nos économies extrêmement vulnérables aux chocs géopolitiques.
Le groupe RDSE appelle le Gouvernement et l’Union Européenne à accélérer la diversification de nos approvisionnements énergétiques, ainsi qu’une réflexion approfondie sur les modes de transport de l’énergie, afin de réduire notre dépendance à quelques points de passage stratégiques comme le détroit d’Ormuz.
À court terme, le RDSE demande une réponse forte et ciblée aux effets de ce « choc pétrolier », en priorité en faveur : des ménages les plus modestes, pour lesquels la dépense énergétique pèse déjà lourdement dans le budget, et des entreprises les plus fragiles, particulièrement dans les secteurs fortement consommateurs de carburants ou de gaz.
Alors que le ministre de l’Économie a lui-même parlé de « choc pétrolier » devant l’Assemblée nationale, le RDSE estime qu’un tel diagnostic impose des mesures d’urgence à la hauteur : dispositifs de soutien temporaires, aides ciblées à la mobilité pour les professionnels, adaptation des mécanismes de bouclier tarifaire et accompagnement renforcé des secteurs les plus exposés.
En réponse, le premier ministre Sébastien Lecornu a rappelé devant le Sénat la triple action du gouvernement : adaptation des capacités de raffinage en France, mobilisation des stocks stratégiques et discussion avec les distributeurs de carburants.
Le RDSE restera quoiqu’il en soit pleinement mobilisé au Sénat pour défendre le pouvoir d’achat des Français et la pérennité des activités économiques sur l’ensemble du territoire, en particulier dans les zones rurales, et continuera de faire des propositions pour renforcer la souveraineté énergétique de notre pays et de l’Union européenne





