Intervenant au nom du groupe RDSE, Bernard Fialaire attendait, pour la seconde lecture devant le Sénat de la proposition de loi sur l’aide à mourir, « un débat dans le respect des convictions de chacun ».
Le sénateur observe cependant que les oppositions à l’aide à mourir ne sont motivées que par des affirmations dogmatiques ou des convictions religieuses ou philosophiques, et qu’à l’inverse, les appels à voter pour une aide à mourir reposent sur des cas concrets, des situations humainement douloureuses, parfois même dramatiques.
En rejetant le texte, le Sénat a ignoré les positions favorables à une évolution encadrée de la loi, exprimées pourtant par la Convention citoyenne, le Comité consultatif national d’éthique et l’Académie de médecine.
Constatant que le gouvernement s’en remettra à l’Assemblée nationale, le sénateur a dénoncé l’attitude de « Ponce Pilate » d’une partie du Sénat, qui se lave les mains de sa responsabilité de chambre sage. Pour le groupe RDSE, il n’y a « rien de plus noble que de s’attarder sur notre condition humaine » et de porter une vision humaniste de la fin de vie, fondée sur la liberté, la dignité et l’autonomie de chacun.



