Débat au Sénat sur la situation au Proche et Moyen-Orient : le groupe RDSE rappelle que le respect du droit international n’est pas accessoire.
Sophie Briante Guillemont s’est profondément inquiétée de l’escalade qui s’est engagée dans toute la région depuis les frappes sur l’Iran décidées par les Etats-Unis et Israël. En particulier, le Liban, entravé par la présence du Hezbollah, connaît à ce stade un bilan humain très lourd de plus d’un millier de personnes tuées. Plus de 1500 civils touchés par les bombes en Iran et près d’une vingtaine de victimes en Israël sans compter les milliers de déplacés, obligent à exiger une rapide sortie de crise auprès de ceux qui se sont lancés seuls dans cette opération dramatique.
En présence du premier ministre et de la ministre des armées et des anciens combattants, la sénatrice représentant les Français établis hors de France a rappelé qu’il revenait à la France de peser «pour protéger ses ressortissants, pour défendre la souveraineté du Liban, pour maintenir la FINUL, pour soutenir les efforts de désescalade, et surtout, pour rappeler que le droit international vaut pour tous, y compris pour nos alliés. »
Sophie Briante Guillemont a également mis en garde contre les conséquences mondiales de ce conflit, notamment sur l’énergie, en raison des tensions dans le détroit d’Ormuz par lequel transite environ 20% de la production mondiale d’hydrocarbures. Elle a souligné que la guerre, loin d’être courte, s’enlise en Iran, avec un régime affaibli mais toujours en place, faisant peser le risque d’une crise énergétique pouvant se transformer en crise économique majeure.
Saluant l’action du Quai d’Orsay et du Centre de crise pour le rapatriement de plusieurs milliers de Français de la région, Sophie Briante Guillemont a néanmoins relayé les préoccupations exprimées par certains Conseillers des Français de l’étranger sur le manque d’information dont ils estiment avoir souffert depuis le début de la guerre. Elle a jugé positif le doublement de l’aide humanitaire française au Liban, tout en estimant que ce ne peut être qu’un minimum au regard de l’ampleur de la catastrophe.
Pour les membres du RDSE, notre pays doit tenir avec constance une ligne d’indépendance car l’initiative américano-israélienne démontre clairement que nos plus proches alliés ne sont plus alignés sur nos intérêts stratégiques et menacent, de fait, l’ordre international.
Sophie Briante Guillemont a souligné que la France ne pouvait pas se contenter de commenter les évènements et qu’elle devait plutôt « peser de tout son poids diplomatique, aux côtés de nos partenaires européens, pour empêcher une extension généralisée du conflit. »





