A l’issue de l’examen du projet de loi RIPOST, défendu par le ministre de l’intérieur Laurent Nunez, Mireille Jouve, sénatrice des Bouches-du-Rhône du groupe RDSE approuve et met en garde. En matière de délinquance et de sécurité des Français, l’heure n’est plus à l’angélisme et les efforts de l’État, comme des collectivités et des personnels en charge de faire respecter la loi, convergent pour faire de la tranquillité publique une réalité.
Cet objectif appelle une mobilisation collective qui ne peut souffrir ni de la moindre naïveté ni de la moindre faiblesse.
C’est pour cela que le groupe RDSE soutient majoritairement un texte qui entend doter les forces de l’ordre et les autorités compétentes de moyens renforcés.
L’adaptation de certains dispositifs de contrôle, l’extension de plusieurs capacités d’intervention, ainsi que le recours à des outils technologiques tels que les caméras individuelles, les drones ou la vidéoprotection dans des cadres définis par la loi sont logiques, et s’inscrivent dans une nécessaire adaptation aux évolutions techniques.
Toutefois, comme l’avait rappelé en début d’examen du texte le sénateur RDSE du Lot-et-Garonne Michel Masset, le volet répressif doit respecter l’équilibre entre les mesures nécessaires et le respect des libertés publiques et individuelles. Il avait ajouté qu’il reviendrait heureusement au Conseil constitutionnel d’y veiller.
Le RDSE aurait également voulu davantage de dispositifs de prévention, à l’instar de l’amendement du groupe sur le rôle des centres d’addictovigilance concernant les usages détournés du protoxyde d’azote, déposé par le sénateur de Seine-Saint-Denis Ahmed Laouedj, et adopté par le Sénat.
Et c’est dans l’esprit de responsabilité qui le caractérise que le groupe RDSE a voté majoritairement en faveur de ce texte, malgré les inquiétudes inhérentes aux droits et libertés.




